Il faut avoir conscience qu’il y a un fossé entre l’organisation qu’on nous vend, qui devrait nous permettre d’avoir une vie parfaite et notre chemin vers un équilibre entre nos activités.

Reprenons du début : l’organisation doit nous permettre d’être épanouie. Pour ce faire, il faut trouver le bon équilibre entre travail et plaisir, un équilibre personnel . La première étape serait de redéfinir nos priorités selon nos objectifs et notre vision du bonheur.

  • Viser l’amélioration

L’essentiel semble être le parcours bien plus que le résultat, qui passe au second plan. Un second plan qui peut être modifié en cours de chemin et dont la seule utilité est de nous rassurer quand à notre avenir. Ainsi la véritable leçon à tirer n’est plus « Quel est le résultat » , mais « Comment arrive-t-on à faire face aux épreuves, à surmonter nos blocages ? » tout en gardant en tête notre objectif premier. Ce qui est évalué c’est bien notre capacité à reprendre les rênes, et ne pas s’apitoyer sur notre sort, car soyons honnête, la vie ne fait de cadeau à personne.

En se focalisant sur le parcours, quelque soit le résultat, nous en serons fière, pour la simple et bonne raison qu’on sera acteur et témoin de notre propre évolution. Pour être plus explicite, en nous limitant au plan initiale, on restreint nos chances d’accomplir de grandes choses. L’amélioration est notre meilleure alliée, elle nous permet de toujours rebondir sans jamais nous faire ressentir cette sensation de ne pas avoir réussi, de ne pas être complet tant que nous n’aurions pas atteint notre but initial. Cette action qui vise à rendre meilleur, s’inscrit dans la continuité de la réflexion de mon précédent article (cliques ici), en effet, j’estime que même si on échoue – j’entends par là, ne pas atteindre notre objectif – on se sera amélioré ! Donc même un échec est gage d’amélioration alors autant la viser au lieu de vouloir atteindre un but qui n’est peut-être pas ce qu’il nous faut.

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L’illustration parfaite : l’escalier de Chambord permet à deux personnes de l’emprunter en même temps sans jamais se croiser !
  • Une organisation imparfaite, parce qu’humaine

Il faut sans doute rappeler que les humains ne sont pas parfaits, c’est à mon sens, sa plus grande beauté, mais passons. Si la perfection n’est pas innée, on peut supposer qu’avec beaucoup d’entraînement, elle peut s’acquérir. Mais est-ce vraiment le but de notre démarche ? Une question se pose : si nous sommes en manque d’organisation, est-ce mal ?

Comment vivre avec son manque d’organisation ? Je sais que cette phrase fait très médicale, comme si le manque d’organisation était une maladie incurable dont on devait se contenter de vivre avec. En réalité, je pense que certaines personnalités sont plus enclin à l’organisation que d’autres, et que le niveau d’organisation ne doit pas conditionner notre bien-être. Cette différence naturelle ne peut pas nous définir notamment parce que que l’organisation s’apprend et se perfectionne au fil de notre application.

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Si certains pensent que nous naissons avec un penchant pour l’excellence ou pour la procrastination, je répond que nous nous définissons par les habitudes que nous choisissons d’appliquer. A quoi bon écrire en mille mots ce qu’un philosophe a déjà dit en une phrase ?

Aristote a dit : «L’excellence est un art que l’on n’atteint que par l’exercice constant. Nous sommes ce que nous faisons de manière répétée.»

Lorsque je soulève ce point, je dois cependant ajouter que l’organisation doit être adaptée à la personnalité de chacun, ou devrais-je dire, nous devons adapter l’organisation que nous choisissons à notre personnalité, à nos besoins et à notre mode de vie. Si j’ai besoin de tout organiser, libre à moi, mais je ne doit pas me faire violence pour paraître busy et coller avec l’image de la femme parfaitement organisée, une image que vend très bien la société. Par exemple, je sais que je manque d’organisation momentanément mais ce n’est pas négatif vu que j’écoute – ou j’apprend à écouter – mon corps. Ainsi, ce n’est pas un manque d’organisation, mais des moments de pause, des moments qui ne sont pas sous contrôle.

  • Échouer, ne rien faire, des verbes qui se conjuguent à la forme positive

En lisant, j’ai appris que penser est important, mais que le passage à l’action est la véritable clef de notre réussite. Peu importe qu’on y arrive, il est d’ailleurs conseillé d’échouer pour mieux réussir d’après Idriss Aberkane, conférencier sur l’économie de la connaissance. L’échec ce n’est pas de ne pas réussir, c’est finalement de ne pas essayer, de ne pas avoir le courage de se tromper et d’assumer cette prise de risque.

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Comment réussir sans échouer ? Si tu n’y arrives pas la première fois, recommence et fais de tes brouillon un trophée ! Et n’oublie pas, prend du temps pour toi.

Parlons maintenant de l’acceptation de ces moments de « non-organisation », souvent conçu comme un échec. Depuis qu’on est petit on nous rabâche que la paresse est un défaut et qu’il n’y a rien de pire que la procrastination. Si tu t’attends à ce que je valorise la procrastination, passe ton chemin, je suis une activiste anti-procrastination. Tout d’abord, ces moments ne sont pas liés à la paresse, au contraire, d’ailleurs cette volonté de dénigrer « le temps à ne rien faire », est assez agaçante. Qu’on est un problème d’organisation soit, mais il ne faut pas l’associer, au besoin de faire le vide, un besoin oublié, réduit à l’opposant de l’organisation et du travail. Ce « temps à ne rien faire » est souvent très important, il peut nous permettre de nous recentrer sur nous, de faire le point avec nous même, au lieu de toujours se voiler la face et d’éviter ce genre de rendez-vous introspectif.

  • Etre et paraître

Etre organiser, oui mais à trop vouloir plaire à une société qui valorise l’organisation, on peut tomber dans le paraître : bien nombre de personne qui nous semble tellement organisée, avec une vie très chargée, un agenda toujours overbooké, ne sont pas épanouie. Souviens toi, c’est ça la finalité de l’organisation ! A la place, ces personnes sont fatiguées de la vie, certes elles ont un rythme de vie qui leur permet de faire pleins de chose, mais en prenant du recul, on peut s’interroger : « Est-ce que cette organisation leur rend service ou est-ce qu’ils sont asservis par l’organisation ? »

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N’utilisais pas des masques pour plaire à la société. Breaking news : La société trouvera toujours à redire sur vos choix, sur votre vie, alors, ayez le courage de vivre sans ces masques.

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