Dans cette 2ème partie, c’est la question de l’ambiance générale de ces 2 fêtes annuelles qui m’intéresse. Au delà des cadeaux, du dress code, du brunch, c’est un moment entre nous. Comme dans un cocon bien choisi, on passe cette journée ensemble à rire, décompresser et simplement profiter de la vie.

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Plus je grandis, plus je peaufine mon BAE (Best Aïd Ever) et je pense que chacun d’entre nous devrait en faire de même. J’ai eu l’occasion d’en discuter avec plusieurs personnes qui estime que leur célébration est bien loin de ce qu’ils voudraient. Souvent par manque de temps, de moyens ou encore à cause de la famille. La réalité est que le manque d’organisation s’est installé et qu’il faut une volonté de faire pour mettre en place une célébration à la hauteur de nos attentes.

Si toi aussi tu estimes que tes Aïds passés ne sont pas à la hauteur, pose toi certaines questions, pour y voir plus clair puis passe à l’action. Ne te contente pas de faire un bilan, établit ce que tu voudrais faire au prochain Aïd et parle en à ta famille. Voici quelques questions qui pourront – je l’espère – t’aider à définir ce que tu attend de cette journée :

  • Préfère tu la passer avec toute ta famille (oncles, tantes …) ou en petit comité ?
  • La célébration rime-t-elle avec décoration, dress code et cadeaux ?
  • Pour la décoration et les cadeaux y a-t-il un budget commun ou chacun est chargé d’une tâche ?
  • Est-ce important de festoyer à l’extérieur ou es-tu favorises-tu la maison ?
  • Rendre visite à ta famille/amis en ce jour particulier est-ce important pour toi ?
  • Dans le cas où tu vise la perfection, préfères-tu organiser ça seul(e) ou constituer une petit équipe serait plus judicieux ?

Entrons maintenant dans le vif du sujet :

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Une ambiance particulière

Avant de parler de l’atmosphère, je tiens à préciser que l’Aïd ne peut pas être perçu comme une fête de consommation, mais que c’est avant tout une fête qui nous permet de nous reconnecter entre nous. Le cadeau ou encore le repas sont une forme d’attention qui s’exprime de manière différente d’une personne à l’autre. La beauté du cadeau réside dans l’intention qu’on lui donne, ainsi, une sortie au parc dont on rêve depuis un moment est un cadeau ou un layer-cake préparer avec amour est un soi une forme de présent. C’est donc bien la qualité de l’effort qui est jugée.

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Bonheur

Comme je l’ai évoqué plus haut, nous brunchons chaque année dans un endroit agréable, pendant plusieurs années, notre QG était Ladurée, sur les Champs-Elysées. La qualité est toujours au rendez-vous et c’est une enseigne qui nous plait. Ainsi, nous choisissons un établissement qui nous correspond et nous nous faisons plaisir, ce jour là, pas de limite, pas de « oui, mais c’est cher ». Ces 2 jours de l’année, on dépense sans – trop – compter et qu’est-ce que ça fait du bien !

1. Notre programme habituel

Jour-J : On commence par la douche, les coiffures pour les petites et les grandes – bah oui, nous aussi on as des coiffures sous notre voile – puis vient le moment de se parer de sa tenue. Lorsqu’on est prête, on attend – rarement – Pap’s qui revient de la prière. S’en suit la bise (4 s’il vous plait) et les vœux de bon Aïd. C’est un moment plein de joie, on se prend dans les bras, on est heureux de partager ce moment avec les gens qu’on aime et qui nous complète. Le sourire aux lèvres, les yeux pétillants, on est reconnaissant envers Dieu de pouvoir célébrer nos fêtes en famille. On se complimente sur nos tenues avant de se poser dans le salon, on peut lire l’impatience de chacun, les yeux rivés sur les cadeaux bien emballés. On ouvre les cadeaux, c’est souvent la plus petite qui ouvre le bal, suivit par les parents alors que je les filme. Pour nous les souvenirs sont une chose inestimable, c’est un trésor qui ne cesse de prendre de la valeur. Bien qu’il est important de vivre le moment présent, l’immortaliser est devenu chez nous tout aussi important. Il faut savoir que dans ma famille on aime taquiner, notamment lors du déballage des cadeaux.

Story time : 2 Aïds où la taquinerie était de mise

Lorsque j’avais 9 ans, j’avais demandé des rollers pour l’Aïd et mes parents m’on bien eu ! Mam’s nous filmait et vint enfin mon tour, mais il ne restait pas de cadeaux à déballer dans le salon, elle dit alors à Pap’s sur un ton qui se voudrait codé « Mets lui de l’argent dans une enveloppe et apporte lui ». On a encore la cassette – oui ça existe encore les VHS – où l’on voit me décomposer tout en essayant de garder le sourire aux lèvres. Et là Pap’s m’apporte mes rollers, larmes de joie !

Le 2ème c’est le petit Aïd de cette année, l’un des rares que je n’ai pas filmé, j’y ai mis tout mon cœur, emballage, choix du cadeau, petit mot, tout était réfléchi. Et cette année, j’avais décidé qu’on ne commencerait pas par les plus grands pour changer. Mais voilà, on était assez nombreux et ma petite sœur, qui avait presque 9 ans d’ailleurs, commençait à s’impatienter. Je l’ai vraiment fait attendre longtemps, alors que j’étais allée chercher son cadeau – c’était assez encombrant – elle était allée se réfugier dans sa chambre pour pleurer. J’ai du la consoler et lui dire de venir déballer son cadeau. Tout au long de la soirée, elle arborait un beau sourire et elle ne voulait pas lâcher son cadeau ! C’est parce qu’on veut garder ces moments magiques en tête qu’on tient à prendre notre temps pour ouvrir nos cadeaux.

Fin

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Une fois les cadeaux déballés on enfile nos chaussures, direction le brunch ! La faim au ventre, sur le chemin on discute de cet Aïd, de nos cadeaux et on fait le plein de photos dans nos tenues assorties. Quelques jours avant l’Aïd, on réserve une table à Ladurée, sur les Champs-Elysées. Pourquoi ce lieu ? Parce qu’il incarne le mieux Paris, et cet établissent représente le mieux le raffinement français. Parés de nos plus belles tenues, c’est un moment où se sent bien, où on se sent beau alors on veut en profiter et pour ce faire, on immortalise ces moments. On rentre généralement en après-midi à la maison, pour se reposer et passer ce moment détente ensemble. Suivant notre programme, il nous arrive de ressortir ou de rester à chiller le reste de la journée.

N.B : En grandissant, j’ai compris qu’on ne fêtait pas tous l’Aïd de la même manière, l’une des différences profondes est la question de la mosquée le jour-J. Dans ma famille en Tunisie, les femmes ne se rendent pas à la mosquée le jour de l’Aïd et on a gardé ce fonctionnement. C’est sans doute un de mes regrets, les rassemblements religieux, avec toute la communauté, c’est un sentiment que je n’ai pas souvent ressenti !

2.Une ambiance euphorique sur fond d’organisation

Juste le mot Aïd provoque en chacun de nous, une joie qui se lit dans leur yeux, une joie de se retrouver tous ensemble, de préparer sa nouvelle tenue – un peu comme l’euphorie d’une veille de rentrée scolaire mais en mieux.

Les grandes lignes sont souvent dessinées avant même le début du mois de Ramadan, pour nous donner le temps de nous occuper des détails. Ce que j’entend par les grandes lignes c’est le lieu de notre brunch, le dress code ainsi que la liste des cadeaux.

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Dress code 2017 : Gris & rose

Bien que le lieu soit important, ma partie favorite reste le dress code (thème couleur) ! Chaque année, on choisit une couleur principale et une 2ème qui nous permet de ne pas trop être limités. Cette année par exemple, c’était or et blanc – je te l’accorde ce ne sont pas des couleurs passe-partout, mais ce n’est pas non plus n’importe quel jour ! On jouit d’ne chance incroyable puisque Mam’s est styliste-modéliste et que dans 80% du temps c’est elle qui nous fait nos tenues sur-mesure God bless her. Ça élargit le champ du possible, on n’est ni contraint par le choix en magasin ni par les délais d’envoie. La seule contrainte reste le tissu, c’est pour ça qu’on essaye de l’avoir le plus tôt possible. Bref, nos tenues nous assurent une harmonie visuel qui me tient à coeur.

Le lieu de l’Aïd tend à changer les années à venir, puisqu’on voudrait découvrir d’autres établissement, notamment les grands hôtels parisiens dont les tables sont très bien notées par la critique. Dans un avenir plus ou moins proche, on voudrais aussi se diriger vers des établissements musulmans ( il faut aussi se soutenir entre muslim), mais nous n’avons pas trouvé de restaurant où bruncher, la majorité ne proposent que déjeuner et/ou dîner.

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La liste de cadeaux est faite 2 à 3 mois avant l’Aïd. Beaucoup me diront que ce n’est pas nécessaire de s’y prendre aussi tôt et par expérience, je dirais qu’il faut s’y prendre tôt pour avoir le temps de trouver le cadeau idéal mais aussi pour répartir les dépenses sur plusieurs mois – ça fait moins mal au porte-feuille !

La parole vous revient

Après t’avoir donné ma vision de l’Aïd, il est important pour moi de te donner la parole. Parce que ma vision n’est pas parole divine, c’est à travers l’échange avec de nombreuses personnes que je me suis rendu compte que nos pratiques diffèrent selon les familles et qu’il n’est plus question de traditions du pays mais bien de nouvelles traditions que nous nous créons. Finalement, il ne tient qu’à nous et notre famille de réformer ce qui ne nous convient pas. Pour être plus clair, j’ai proposé à 3 personnes de répondre à trois questions ouvertes. Les témoignages nous mettent face à notre normalité, c’est au contact de l’autre qu’on réalise qu’on peut s’améliorer ou simplement que notre système nous correspond parfaitement.

Si tu veux partager ta vision, ton expérience, n’hésite pas à commenter ou à me contacter sur Instagram !

Quelques témoignages …

Message envoyé aux participantes : Dans le cadre de la rédaction de mon prochain article dont le sujet est l’Aïd, je voudrais interviewer quelques personnes qui ont un rapport différent du mien à la célébration et ce que ça implique (préparation, tenue, repas, cadeaux …). Les questions sont assez larges pour pouvoir te laisser t’exprimer le plus librement possible.

  1. Qu’est ce qui te vient en tête en pensant au mot Aïd ?
  2. L’Aïd qui t’a le plus marqué – l’Aïd dont tu es le fière ?
  3. Ce que tu voudrais améliorer – ton Aïd utopique

Imane

1. Quand je pense à l’Aïd, je pense à un regroupement. Je pense à une ambiance, un souvenir. C’est un peu ma madeleine de Proust tous les ans. Je retourne en enfance à chaque fois et ce malgré mon âge c’est incroyable ahah ! Je suis carrément déçu quand il manque qui que ce soit avec qui j’ai l’habitude de fêter ce jour. Comme si on déréglait quelque chose de prévu et d’obligatoire. Je sais pas comment l’expliquer. Ce qui est sûr, et ça peut paraître cliché, mais c’est un jour où l’amour que j’ai en moi s’exprime tellement naturellement et est accueilli tellement facilement ! Le moment qui me vient immédiatement à l’esprit c’est le matin. Il fait toujours un peu frais, mais agréable. Je ne me souviens pas d’un Aïd pluvieux ou sombre, alors que j’ai du en vivre, mais c’est comme si la lumière était significative de ce jour.

2. L’Aïd qui m’a plus marqué c’est celui de ma première année de fac. Je l’appréhendais grave parce que j’avais peur d’être déréglé. Je n’avais pas passé l’intégralité du ramadan avec mes parents puisque j’habitais seule pour la première fois. Du coup, je me disais « Est-ce que la magie de la fin de ce mois va disparaître puisque je ne l’ai pas vécu pleinement ? ». Et c’était l’un des meilleurs Aïd de ma vie. C’était comme si ma famille m’avait manqué plus que d’habitude, y avait une euphorie et un mood trop doux ! En plus, comme chaque année j’essaye de voir tous mes potes le jour de l’AÏd (même ceux qui le fêtent pas), là je les ai tous revu alors qu’on était tous séparés le reste de l’année pour nos études. Je me souviens on a grave rigolé ensemble, et je t’assure les rires résonnent encore dans ma tête. C’était un jour heureux !

3. Je pense que j’aimerai que l’on invite plus souvent nos potos ou notre entourage, non-croyants ou d’une autre croyance. Par exemple, au delà du côté commercial de Noël, c’est une période que j’adore, et je pense que je fantasme un peu ou peut-être jalouse un peu (même si le terme est un peu fort, j’en trouve pas d’autre) sur cette ambiance. J’aimerai la retranscrire pendant l’Aïd. Que ce soit palpable pour tout le monde, qu’on dise tous les musulmans ou non  » Eh les gars, c’est bientôt l’Aïd ! « . En fait je pense que ça me saoule un peu que ce soit synonyme de gâteau et dépenses. Le plus important c’est le kiff, le partage, les rires et l’amour ! Et ça c’est universel : j’ai envie que l’Aïd devienne universellement un moment important.

Yasmin

1. La première chose qui me vient c’est l’esprit de fête, de famille. Pour moi, l’Aïd ça a toujours été un moment où on se retrouve en famille, même si moi j’ai pas eu l’occasion de faire ça. Tout simplement parce que je suis issue d’une famille qui était pas pratiquant de base. Quand je vivais chez mon papa, j’allais à la prière de l’Aïd le matin et puis, je rentrais. Il n’y avait aucun plat, aucune activité, personne de la famille ne venait. Rien du tout. Alors, je restais chez des copines pour avoir cette ambiance familiale et conviviale de l’Aïd et c’est ce qui me tiens à cœur.

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2. Y’en a 2 : le 1er l’Aïd de l’année 2016, parce que je l’ai fait en Algérie avec ma famille, ça m’a choqué parce que ce n’était pas du tout la même ambiance que ce que j’avais l’habitude d’avoir en France. J’avais ma grand-mère qui préparait des gâteaux pratiquement 1semaine à l’avance, je suis arrivée en Algérie, elle m’avait déjà acheté ma tenue pour l’Aïd, mes petits cousins, mes oncles ont été à la moquée. Nous, nous avons préparé les plats spécials Aïd, les enfants viennent sonner pour avoir l’argent de l’Aïd (cadeau). Pleins d’aller-retour dans l’appartement, on prend des photos, on rigole et ça m’a changé de l’ambiance complètement plate, où je disais à mon père « Aïd moubarak » (Bonne fête de l’Aïd) à mon père et il me répondait « Alina wa alik » (Bonne à toi aussi) et c’est tout, il n’y avait rien de plus. Ca m’a fait du bien de voir que ça pouvait être comme ça (içi).

Le 2ème c’est celui de l’année suivant : 2017, je l’ai passé chez mon fiancé et c’est le jour où j’ai rencontré sa famille. Ca m’a fait du bien parce que ça m’a rappelé l’Aïd dernier, ça m’a fait du bien de constater que je pouvais retrouver cette ambiance en France aussi. J’étais heureuse d’avoir partagé ça avec eux, ma belle-mère m’avait fait des cadeaux, on voit des enfants dans l’appartement aussi. J’espère qu’il y aura d’autre Aïd qui vont me marquer.

3. Dans les années à venir j’aimerai faire en sorte de regrouper le plus possible ma famille, de faire un grand repas à la maison tous ensemble de s’échanger des cadeaux, faire des photos en étant bien habillé, de partager un moment, Parce que je sais que mon père et moi, on n’a pas eu cette chance là étant donné qu’on n’a pas été entouré de notre famille. C’est l’occasion de crée de beaux souvenirs, de faire plaisir et de se réunir. L’utopique ça serait de réunir les gens que j’aime autour de moi, de pouvoir faire en sorte qu’on soit tous ensemble qu’il n’y ai pas de problème. Et c’est quelque chose qui me tiens à cœur dans les années à venir, recevoir chez moi. Pour le moment, manque de place donc ça se passe chez ma belle-mère. Plus tard, quand j’aurai des enfants, je voudrais faire de ce jour là un jour spécial, comme les chrétiens qui ont Noël, nous avons l’Aïd.

Kenza

1. Tout bêtement, Aid = fête ! Ou plutôt L’Aid = LA fête ! Qu’est-ce qu’on fait quand c’est la fête ? Qu’est ce qu’on fait pour marquer le coup? On s’habille, on décore, on mange, on « s’ambiance » (peu importe comment) on fait un petit programme avec les proches qu’on veut voir ce jour-là… Enfin CES jours-là car l’Aid dure 3 jours ,pas qu’un seul ! Les festivités ne doivent pas redescendre ! C’est toujours là fête ! (Bon j’arrête de crier 😂)
2. Je n’ai pas un Aïd spécial en tête, ni un où je suis le plus fière. A vrai dire c’est plutôt une déception à chaque fois 😅 Je reste avec mes parents et mes sœurs et frère (si jamais ils sont là). Et sinon on invite des voisines pour le petit déjeuner au maximum jusqu’à l’heure du thé, et c’est tout. Je suis souvent triste de ne pas m’y être prise à l’avance, de pas avoir fait de programme avec mes copines ou autres pendant ces trois jours. J’ai souvent ma tenue que je mets seulement à la maison devant mes parents et deux voisines… Mais cette année c’est différent !! J’ai pu m’organiser un peu à l’avance avec les gens que j’apprécie pour pouvoir se voir et se poser ensemble faire la fête !

3. Ce que je voudrais améliorer profondément c’est… La sensation que j’ai que les gens ne s’habille pas spécialement pour l’Aïd, ou alors très timidement. Je ne peux pas forcer les gens à « s’habiller » plus classe mais… Je sens que les gens sont timides (en tout cas dehors) et réticents à s’habiller pour une grande occasion comme celles-ci. J’ai constaté (côté femmes, à la mosquée) que les communautés pakistanaises/indiennes et africaines de l’ouest mettaient vraiment le paquet sur les vêtements de l’Aïd, avec même des enfants qui sont habillés spécialement de la tête au pied. Ce n’est qu’un ressenti arbitraire, mais j’espèrerai que les gens prennent l’Aïd encore plus au sérieux que ça… L’habit en fait partie, même si ce n’est qu’une partie de la fête… J’aimerais bien qu’on se fasse des cadeaux entre nous (encore plus pour l’Aid al Kebir). Ça génère beaucoup de bonheur et de plaisir aux proches et ça marque les esprits.

Et si tu répondais toi aussi à ces questions en commentaire ou sur Instagram (n’oublie pas de me taguer @wafakmala pour que je puisse reposter tes réponses)

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